Le coloris de la coque est le seul choix d'un spa sur lequel on ne revient jamais. Le tablier se remplace, la couverture se rachète, les filtres se changent. La coque, elle, restera celle du premier jour pendant quinze ans. C'est pourtant le choix que l'on fait le plus vite, souvent sur une photo de nuancier, et presque toujours sur le seul critère du goût.

Le goût compte, évidemment. Mais la couleur d'une coque décide aussi de trois choses très concrètes : la couleur qu'aura votre eau, ce que vous verrez au fond du bassin, et surtout ce que vous remarquerez tous les matins en soulevant la couverture.

Les 8 coloris, du plus clair au plus sombre

Voici les teintes de coque acrylique que nous proposons, avec le nombre de modèles concernés. Elles ne sont pas toutes disponibles partout : chaque fabricant a son nuancier, et une gamme ne propose pas les mêmes coques qu'une autre.

Une précision avant le tableau : tout ce qui suit concerne les coques acryliques, qui sont l'immense majorité de notre catalogue. Un modèle fait exception, le Halifax, dont la cuve est en polyéthylène rotomoulé et n'existe qu'en gris. Sur une cuve rotomoulée, la teinte n'est pas une couche de surface : la matière est colorée dans la masse, ce qui explique à la fois qu'elle ne se décline pas et qu'une rayure n'y découvre jamais une autre couleur en dessous.

Le coloris, et ce qu’il donne au quotidien
Coloris Pearl, coque acryliquePearl, ivoire uni, sans veinage. Le plus lumineux, et le plus franc : rien ne vient distraire l'œil, ni pour le mieux ni pour le pire.
Proposé sur 16 de nos 34 modèles à coque acrylique.
Coloris Cameo, coque acryliqueCameo, crème sable, grain fin moucheté. Le grain accroche discrètement la lumière et pardonne un peu plus qu'un uni.
Proposé sur 27 de nos 34 modèles à coque acrylique.
Coloris Sterling Silver, coque acryliqueSterling Silver, blanc nacré veiné de gris clair. Le plus indulgent de tous : clair et veiné à la fois, il ne montre presque rien.
Proposé sur tous nos modèles à coque acrylique.
Coloris Odyssey, coque acryliqueOdyssey, gris moyen à foncé, nuées marbrées. Le bon compromis quand on veut du caractère : assez marbré pour absorber les traces.
Proposé sur 27 de nos 34 modèles à coque acrylique.
Coloris Tuscan Sun, coque acryliqueTuscan Sun, brun et beige en strates, façon bois flotté. Le plus chaleureux, et celui qui s'accorde le mieux à une terrasse en bois.
Proposé sur 16 de nos 34 modèles à coque acrylique.
Coloris Inca Gold, coque acryliqueInca Gold, brun cuivré profond, marbré sombre. Chaud et sombre. L'eau y paraît ambrée plutôt que bleue.
Proposé sur 16 de nos 34 modèles à coque acrylique.
Coloris Majestic Sky, coque acryliqueMajestic Sky, bleu nuit strié de bleu clair. Le seul qui donne franchement à l'eau la couleur d'un lagon.
Proposé sur 27 de nos 34 modèles à coque acrylique.
Coloris Pearl Shadow, coque acryliquePearl Shadow, presque noir, anthracite à grain fin. Superbe au remplissage, impitoyable ensuite : tout se voit sur du noir.
Proposé sur 27 de nos 34 modèles à coque acrylique.

Sterling Silver est le seul coloris proposé sur la totalité de nos coques acryliques, et le seul qui ne soit jamais facturé en supplément. Ce n'est pas un hasard de catalogue, et la suite de cet article explique pourquoi les fabricants en ont fait leur teinte par défaut.

Pourquoi votre eau n'a pas la couleur que vous croyez

Une eau de spa correctement traitée est incolore. Elle n'est ni bleue, ni verte, ni turquoise. Le bleu des photos de catalogue ne vient pas de l'eau : il vient de la coque, vue à travers un demi-mètre d'eau claire.

Conséquence directe, et souvent découverte après la livraison : une coque bleu nuit donne une eau de lagon, une coque brune donne une eau ambrée, une coque blanche donne une eau qui paraît simplement transparente. Si l'image que vous avez en tête est celle d'une eau franchement bleue, c'est une coque bleue qu'il faut choisir, et non un traitement particulier.

Ce que vous verrez au fond, et ce que vous ne verrez pas

Sur une coque claire, on voit le fond du bassin : une boucle d'oreille tombée, une feuille entrée par le coin de la couverture, un dépôt qui commence. Sur une coque très sombre, le fond disparaît. C'est spectaculaire, c'est aussi moins pratique, et moins rassurant quand des enfants se baignent.

Le calcaire, et pourquoi ce choix dépend de votre commune

C'est le point que personne ne soulève au moment de choisir, et c'est probablement le plus important. Le dépôt de calcaire est blanc. Sur une coque claire, il est pratiquement invisible. Sur une coque anthracite ou bleu nuit, il dessine un liseré net à la ligne d'eau, et les gouttes qui sèchent laissent des auréoles que l'on voit de loin.

Or la dureté de votre eau ne dépend pas de vous : elle dépend du réseau qui vous alimente, et elle change d'une commune à l'autre. Sur une eau dure, une coque sombre et unie vous demandera un coup de chiffon là où une coque claire et veinée ne demandera rien. Avant d'arrêter votre choix, regardez donc la dureté de l'eau de votre commune : c'est un chiffre officiel, relevé plusieurs fois par an.

Les micro-rayures, et le veinage qui les efface

Toute coque finit par porter de fines marques : un bijou, une boucle de ceinture, un jouet, une brosse trop ferme. Sur un noir uni et brillant, ces micro-rayures accrochent la lumière rasante et se voient toutes en même temps. Sur une teinte marbrée, le veinage casse le regard et les rend pratiquement invisibles.

C'est la raison pour laquelle les coloris veinés sont les plus demandés, et c'est un bon réflexe. À teinte sombre égale, un marbré vieillira mieux qu'un uni.

Alors, lequel est le mieux ?

Il n'y a pas de bonne réponse unique, mais il y en a une pour chaque situation.

Ce qui compte pour vousCe qu'il faut regarder
Ne rien payer en supplémentSterling Silver, jamais facturé en option
Une eau franchement bleueMajestic Sky
Voir le fond du bassinPearl, Cameo, Sterling Silver
Une eau dure, donc du calcaireLes clairs, et les veinés plutôt que les unis
Que les marques ne se voient pasSterling Silver, Odyssey, Tuscan Sun
S'accorder à une terrasse en boisTuscan Sun, Inca Gold
Un effet spectaculaire, et l'entretien qui va avecPearl Shadow, Inca Gold

Si vous ne deviez retenir qu'une phrase : plus une coque est sombre et unie, plus elle est belle le premier jour et exigeante tous les suivants. Ce n'est pas une raison pour y renoncer, c'est une raison pour le savoir avant de signer.

L'entretien : ce qui abîme une coque, et ce qui ne l'abîme pas

L'acrylique est une surface fermée et non poreuse, ce qui la rend facile à nettoyer. Elle a en revanche deux ennemis, et tous deux sont des gestes de bonne volonté.

Les produits à ne jamais approcher de la coque

Ceux-là ne rayent pas l'acrylique, ils l'attaquent chimiquement, et le mal est irréversible :

  • L'acétone, c'est à dire le dissolvant à ongles, et tous les diluants, white-spirit et essences.
  • L'alcool, et les nettoyants ménagers qui en contiennent.
  • Les crèmes à récurer, la poudre abrasive, le tampon vert, la laine d'acier, la brosse dure.
  • L'eau de Javel pure appliquée directement sur la surface.

Un autre geste coûte cher et paraît anodin : poser un galet ou verser des granulés de traitement directement dans la cuve, sur l'acrylique. Le produit non dissous reste en contact avec la surface et la décolore par plaques. Un traitement se dilue, toujours, et jamais sur la coque elle-même.

Le soleil sur une coque vide

C'est la faute la plus chère, et la plus évitable. Une coque vide et découverte, exposée au soleil, chauffe considérablement. Il n'y a plus d'eau pour emporter la chaleur, la surface se dilate, et il apparaît un faïençage de fines craquelures qui ternit définitivement la brillance.

La règle est simple : une coque vide reste couverte. Pendant une vidange, remettez la couverture ou travaillez à l'ombre, et ne laissez jamais un spa vide plusieurs jours en plein soleil. Une teinte sombre chauffe davantage qu'une claire : la consigne vaut alors doublement.

La routine, qui tient en deux gestes

Au quotidien, rien de plus qu'un chiffon microfibre doux et de l'eau tiède. À chaque vidange, profitez de la cuve vide pour passer la ligne d'eau, là où s'accumule un film gras fait d'huiles corporelles, de crèmes solaires et de cosmétiques. Un nettoyant prévu pour l'acrylique fait le travail ; à défaut, du vinaigre blanc dilué, rincé ensuite. Puis on remplit sans attendre, ou on recouvre.

Une rayure : jusqu'où la rattraper soi-même

Commencez par le test de l'ongle

Passez l'ongle perpendiculairement à la rayure. S'il glisse sans s'accrocher, la rayure est superficielle et un polissage la fera disparaître. S'il s'accroche, elle est plus profonde et demande un ponçage. Et si vous apercevez au fond une matière différente, la fibre de verre qui se trouve sous l'acrylique, arrêtez tout : ce n'est plus un travail de polissage.

Rayure superficielle

Nettoyez et séchez la zone. Appliquez un polish pour acrylique, ou à défaut un rénovateur de carrosserie non abrasif, au chiffon microfibre, par petits cercles. Essuyez, puis jugez la surface en lumière rasante plutôt que de face : c'est ainsi qu'on voit une finition. Deux ou trois passages légers valent mieux qu'un passage appuyé.

Rayure qui accroche l'ongle

Le ponçage humide est possible, à condition de le mener comme un travail de finition et non comme un décapage.

  • Essayez d'abord sur une zone cachée, sous le rebord par exemple, pour juger le rendu avant de toucher une surface en vue.
  • Toujours à l'eau, papier trempé et surface mouillée en permanence. Jamais à sec, jamais à la ponceuse électrique : la chaleur brûle l'acrylique en quelques secondes.
  • Commencez par le grain le plus fin qui agisse, autour de 1200, et ne descendez vers 800 que s'il ne suffit pas. On ne commence jamais gros pour aller vite.
  • Poncez léger, en mouvements croisés, jusqu'à ce que le voile mat soit uniforme et la rayure disparue.
  • Remontez ensuite en finesse, vers 2000, pour effacer les traces du grain précédent.
  • Terminez au polish, puis à la cire, pour retrouver le brillant.

Deux limites à garder en tête. L'acrylique est la couche de surface d'une coque stratifiée : elle n'est pas épaisse, et l'opération ne se répète pas indéfiniment au même endroit. Et une teinte marbrée pardonne moins le ponçage qu'une teinte unie, parce qu'on peut y user le veinage et créer une tache claire là où il n'y en avait pas.

Ce qu'il ne faut pas tenter

Une fissure, un trou, une brûlure chimique qui a mangé la couleur, un faïençage dû au soleil : rien de cela ne se rattrape au polish, et un essai maladroit transforme une réparation en remplacement. Dans ces cas là, passez par notre service après-vente, y compris si le spa ne vient pas de chez nous.

Voir la matière avant de choisir

Une pastille sur un écran ne rend ni le grain, ni la profondeur, ni la façon dont la lumière court sur un veinage. Notre configurateur affiche les coloris disponibles modèle par modèle, coque et tablier côte à côte, à l'échelle où l'on voit vraiment la matière.

Et si vous le pouvez, venez les regarder en vrai au showroom. Un nuancier se juge à la lumière du jour, sur une surface courbe, jamais sur une photo.