C'est le traitement le plus vendu de notre boutique, et de très loin : 714 kits partis, ce qui en fait le 2e article de tout notre catalogue d'entretien. C'est aussi celui qui provoque le plus de malentendus, et l'un d'eux peut vous gâcher une saison entière.

Ce que c'est

O-Care se présente en deux bidons, numérotés 1 et 2, accompagnés d'un gobelet doseur. Le principe tient en trois gestes : la même dose de l'un et de l'autre, une fois par semaine, versée pendant que la filtration tourne. La quantité dépend du volume de votre bassin, et le tableau figure sur le bidon.

Il s'agit d'un mélange de sels minéraux. Son travail ne se fait pas dans l'eau que vous voyez, mais dans les canalisations que vous ne voyez pas.

Ce que ce n'est pas, et c'est là que tout se joue

Disons-le sans détour, parce que c'est l'erreur la plus fréquente et la plus coûteuse : O-Care n'est pas un désinfectant. Ce n'est pas notre avis, c'est ce que le fabricant écrit lui-même dans sa documentation : le produit ne remplace ni le chlore, ni le brome, et une désinfection reste nécessaire.

Ce qu'il fait, c'est vous permettre d'en utiliser beaucoup moins. Le fabricant annonce jusqu'à 78 % de désinfectant en moins. C'est un chiffre de fabricant, nous le citons comme tel, mais l'ordre de grandeur correspond à ce que nos clients nous rapportent.

Le scénario qui tourne mal est toujours le même : quelqu'un achète O-Care en croyant remplacer ses produits, arrête le chlore, et se retrouve quinze jours plus tard avec une eau trouble. Le produit n'y est pour rien. On garde son désinfectant, on en met simplement beaucoup moins.

Le biofilm, cet ennemi qu'on ne voit jamais

Pour comprendre à quoi sert vraiment ce produit, il faut regarder où se trouve le problème. L'eau de votre bassin représente une petite partie du circuit : le reste se promène en permanence dans des dizaines de mètres de tuyaux, dans les pompes et dans le réchauffeur.

Dans ces canalisations tièdes et humides, un film organique s'installe et s'accroche aux parois : le biofilm. Il est invisible, il ne se nettoie pas au chiffon, et c'est lui qui, en relâchant en continu ce qu'il abrite, fait grimper la consommation de désinfectant. Une eau qui redevient trouble deux jours après un traitement choc, une odeur qui revient, un liseré gras à la ligne d'eau, des yeux qui piquent : dans la plupart des cas, la cause n'est pas dans le bassin, elle est dans les tuyaux.

O-Care travaille précisément là, en empêchant ce film de s'installer et de se fixer. C'est pour cela qu'il agit en prévention et non en réparation, et cette nuance a une conséquence que nos chiffres rendent très visible.

Ce que nos ventes révèlent, et que personne d'autre ne peut dire

Nous savons au bout de combien de temps un foyer rachète réellement son kit, parce que nous voyons les commandes successives. Sur 431 foyers et 250 rachats mesurés, voici ce que cela donne.

Durée entre deux kits
Le quart des foyers les plus rapides5,9 mois
La médiane8,7 mois
Le quart des foyers les plus lents12,8 mois

Maintenant, mettez ce tableau en face de ce qu'annonce la boîte : un kit couvre de 3 à 6 mois d'utilisation hebdomadaire, selon le volume du bassin.

L'écart est frappant. Notre médiane est à 8,7 mois, soit bien au delà de la borne haute annoncée. Et même le quart des foyers les plus assidus atteint tout juste cette borne haute. Autrement dit, quel que soit le volume de leur spa, la plupart des propriétaires font durer un kit nettement plus longtemps que la posologie ne le permet.

Il n'y a qu'une lecture raisonnable : on saute des semaines. Et ce n'est pas une économie.

Pourquoi étirer les doses ne fait pas d'économie

Sur un produit curatif, en mettre moins signifie réparer moins vite. Sur un produit préventif, c'est différent : une prévention appliquée une semaine sur deux ne prévient pas à moitié, elle laisse le biofilm se réinstaller entre deux doses. Le film revient, la demande en désinfectant remonte, et la réduction promise ne vient jamais.

C'est exactement ce qui se passe quand quelqu'un nous dit qu'il ne voit pas la différence. Neuf fois sur dix, la question suivante règle l'affaire : à quelle fréquence ? Et la réponse est rarement toutes les semaines.

Nous avons donc un intérêt évident à vous dire de consommer davantage un produit que nous vendons, et vous êtes en droit de le relever. Retenez surtout ceci : un client qui dose correctement obtient ce qui lui a été promis, alors qu'un client déçu ne rachète plus rien du tout, ni ce produit ni le reste.

Comment s'en servir correctement

  • La même dose des deux bidons, jamais l'un sans l'autre : ils travaillent ensemble.
  • Une fois par semaine, le même jour, pour en faire une habitude plutôt qu'une décision. C'est le point qui décide de tout.
  • Filtration en marche au moment de verser, pour que le produit parte dans le circuit et non au fond du bassin.
  • Dosez selon votre volume, avec le tableau du bidon et le gobelet fourni. Un spa de nage n'a rien à voir avec un quatre places, et c'est pourquoi il existe un kit à part pour les grands volumes.
  • Gardez votre désinfectant et réduisez-le progressivement, en contrôlant à la bandelette. On ne descend pas d'un coup.

Ce que ça ne réglera pas

Trois limites à connaître avant d'acheter, pour ne pas être déçu.

  • Ce n'est pas un filtre. Un filtre encrassé restera encrassé, et aucun produit ne rattrape une filtration qui ne filtre plus.
  • Ce n'est pas un anti-calcaire. Si votre eau est dure, le calcaire se déposera quand même. C'est un autre sujet, et il dépend de votre commune : regardez la dureté de l'eau chez vous.
  • Ce n'est pas un rattrapage. Sur une eau déjà verte ou dont les canalisations sont chargées, il faut d'abord assainir le circuit, puis passer en entretien.

Pour qui c'est vraiment intéressant

Pour les foyers que l'odeur de chlore dérange, pour les peaux et les yeux sensibles, pour les spas où les enfants se baignent, et plus généralement pour tous ceux qui se baignent souvent : plus la fréquentation est élevée, plus le circuit travaille, et plus la prévention paie.

Si vous voulez savoir ce que votre spa vous demandera par ailleurs, année après année, nous l'avons calculé : l'entretien d'un spa, temps et budget réels.